Resumen

Respecto de la enunciación vocalizada (contrapuesta a la textualizada), la hipótesis fundamental es la de indagar los caracteres de inmanencia, los componentes de la corporeidad (gestualidad, mímica, etc.), aquellos de los aspectos espacio-tiempo-actoriales y del timismo que informan cada situación de discurso, incluso de la intersubjetividad que se instaura entre emisor y destinatario. Mi breve ensayo intentará de precisar, desde el punto de vista teórico, la definición de enunciación vocalizada, con particular atención al componente de la voz. Esto, a partir del presupuesto (ya discutido por mí en otros trabajos) de la fundamental instancia patémica de un apremiante querer-hacer-saber que habita, en términos generales, a la comunicación creativa y, sobre todo, la musical sinfónico-instrumental (tonal), donde la impotencia de comunicar según los parámetros verbales instaura un complejo dispositivo modal "conflictual". A esta premisa, orientada a recalcar la centralidad del régimen patémico en la música, se articulará la continuación del discurso. En el curso de la exposición, tomaré en consideración algunos ejemplos de enunciación vocalizada relativa a canciones reproducidas in registro - y por eso "textualizadas". La premisa de partida será, por eso, la de la divergencia entre enunciación y enunciado de los numerosos desembragues inherentes. Obviamente, será considerado el sincretismo propio de la manifestación canora y los efectos de sentido que derivan de sus múltiples hacedores, en particular la voz, primer vehículo corpóreo del "sentido literalmente encarnado", según Patrizia Violi; luego relación sonido/palabra, la tensividad, las variaciones de registro, la movilidad, el contexto, el espacio, etc. Concluiré con una breve "irrupción" en la área del melodrama, con la ejemplificación de un caso de especial adherencia entre palabras y música (tomado de la ópera Don Giovanni, con música de Mozart y texto de Da Ponte)

Palabras clave: Enunciación, corporeidad, música vocal, discurso, pasiones, semiótica.

 

RÉSUMÉ

L’ «énonciation vocalisée» dans le syncrétisme mélodieux. Corps, langues, modéles

À propos de l’énonciation vocalisée (opposée à la textualisée), le point de départ de notre travail est de chercher les caractères immanents, les composants de la corporéité (gestualité, mimique, etc.), ceux des aspects de l’espace, temporels et actoriels et du thymisme qui informent chaque situation du discours, même l’intersubjectivité qui s’instaure entre l’émetteur et le destinataire. Mon court essai cherche à préciser, du pont de vue théorique, la défi nition de l’énonciation vocalisée, en focalisant tout particulièrement le composant de la voix. Cela à partir du présupposé (que j’ai déjà considéré dans mes travaux précédents) de la fondamentale instance pathémique propre à un pressant vouloir-faire-savoir qui habite, en termes généraux, la communication créative et, surtout, la musical symphonique- instrumentale (tonale) où l’impuissance de communiquer selon les paramètres verbaux instaure un complexe dispositif modal " confl ictuel ". Pour cette prémisse, orientée à souligner la centralité du régime pathémique de la musique, on articulera la continuité du discours. Au cours de mon exposé, je prendrai en considération quelques exemples de l’énonciation vocalisée relative aux chansons reproduites in registro, donc " textualisées ". La prémisse de départ sera donc celle d’une divergence entre l’énonciation et l’énoncé des nombreux débrayages inhérents. Il sera considéré le syncrétisme naturel à la manifestation mélodique et les effets de sens qui relèvent de ses multiples faiseurs, tout particulièrement de la voix, premier véhicule corporel du " sens littéralement incarné ", selon Patrizia Violi; après, on abordera le rapport sons/parole, la tensivité, les variations de registre, la mobilité, le contexte, l’espace, etc. Je fi nirai par une courte " irruption " dans le mélodrame, avec un exemple spécial d’adhérence entre mots et musique (pris de l’opéra Don Giovanni, musique de Mozart et textes de Da Ponte).

Mots clés : Énonciation, corporéité, musique vocale, discours, passions, sémiotique.